Exposition Autour d'Ernest Pignon Ernest

Localisation : Médiathèque
Catégorie : Exposition
  • - Du 06/03/2020 au 10/07/2020

Organisée en partenariat avec les Éditions Unes à l'occasion du Printemps des Poètes, cette exposition rassemble des œuvres d’Ernest Pignon Ernest réalisées pour la plupart au tournant des années 1960-1970.
Elle montre, outre la variété des techniques utilisées – sérigraphie, gravure, lithographie, dessin – la grande proximité de l’artiste avec les avant-gardes poétiques de l’époque, incarnées par la revue Chorus, créée par les poètes Daniel Biga, Pierre Tilman et Franck Venaille, ou la revue Identités, lancée à Nice sous l’impulsion de Marcel Alocco.
Ernest Pignon Ernest défend depuis toujours une vision sociale dans son travail, en s’engageant contre toutes les formes d’oppression qui s’exercent sur les peuples, sans distinction d’identité ou de frontière. Si de nombreuses silhouettes anonymes figurent sur ses installations urbaines, il emprunte aussi les visages des poètes, notamment Vladimir Maïakovski, Pier Paolo Pasolini ou Arthur Rimbaud, pour réaliser des sérigraphies grandeur nature qu’il colle sur des bâtiments, en France et en Italie. Le Rimbaud présenté dans cette exposition est un témoignage rare et original de cette période.
Enfin, cette exposition montre l’amitié qui lie depuis près de 50 ans l’artiste avec le poète niçois Daniel Biga, dont il a illustré de nombreux livres, de l’édition originale d’Octobre publiée par P. J. Oswald en 1973 jusqu’à la réédition du même livre en 2017 aux Editions Unes.

Ernest Pignon-Ernest est niçois, il vit et travaille à Paris. Depuis presque cinquante ans, il appose des images sur les murs des cités.
"Mes oeuvres, ce ne sont pas mes dessins, c’est ce que provoquent mes dessins dans les lieux dans lesquels je travaille. Et dans cette réalité là, je viens glisser un élément de fiction. Cet élément, c’est mon dessin" Ernest Pignon Ernest, "pionnier" du street-art ? Espiègle et modèle d'une modestie exceptionnelle dans le milieu de l'art, le plasticien préfère y répondre par un sourire ironique tant la dimension médiatique et commerciale du street-art est éloignée de sa démarche.
Pourtant, bien avant que Jean-Michel Basquiat ne projette sa rage sur les murs de New de York, que Keith Haring ne dessine à la craie dans le métro de Big Apple et 40 ans avant Banksy et JR, Ernest Pignon Ernest a été le premier, non pas à utiliser les murs comme supports à ses oeuvres, mais à transformer ces murs, portant ses dessins, en oeuvres d'art. "Déjà, rien que le vocable 'street-art' laisse à penser que c'est né aux États-Unis. Les artistes comme Basquiat et Keith Haring ont fait ça au début des années 1980, moi je l'ai fait au début des années 1960" explique l'artiste.

Dates de l'événement

  • Du 06/03/2020 au 10/07/2020
    Entrée libre
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